En
ce moment je lis :
Harry Potter and the prisoner of Azkaban, de JK
Rowling
Je viens de
finir :
Harry Potter and the chamber of secrets, de JK
ROwling
La liste :
Ici.
...Une altercation entre deux dames.
Hier soir, il y avait un petit problème dans le RER, du coup il était bondé et il y a du monde dans les allées. Chacun essayant de se tenir tant bien que mal aux barres sur les sièges pour ne pas tomber au démarrage ou dans les décélérations.
Une vieille dame (disons Tatie Danielle) a trouvé la technique ultime, elle s'appuie carrément sur un siège tout en lisant un journal. Donc elle prend la place de deux personnes debout, les personnes assises sont obligées de se pencher vers leur voisin pour ne pas se prendre un coup de coude, et les personnes debout à coté d'elle ne peuvent plus se tenir au siège... Bref encore un exemple de sans-gêne caractérisé.
La voisine de Tatie, appelons la Annie Dupont, tente un essai pour faire comprendre discrètement à Tatie (en mettant quand même sa main sur le siège et en poussant un peu le dos de Tatie Danielle) qu'elle gène un peu.
Ne voyant aucune réaction de la part de Tatie, elle passe à la phase suivante : elle s'excuse bien fort auprès de l'occupante du siège qui est sur la voie du torticolis en lui expliquant qu'il faut bien qu'elle se tienne quelque part.
La dame assise dit "oui oui, je comprends, pas de problème", elle aussi bien embêtée et ne voulant pas être mêlée à tout ça.
Tatie ne bouge toujours pas.
Annie se décide alors à lui adresser directement la parole (j'avoue que la mine renfrognée de Tatie était un frein à toute discussion) "Madame, s'il vous plait, pourriez vous vous mettre droite que je puisse me tenir ?", Tatie lève les yeux de son journal, la toise et lui dit haut et clair "non"
Annie la regarde très étonnée, visiblement elle s'attendait à tout sauf à une réponse si catégorique. Elle continue quand même :
Annie : "mais vous voyez bien que je gène madame qui est assise et que je risque de tomber",
Tatie : "et alors ?",
Annie : "et alors vous êtes avachie sur ce siège a lire votre journal, vous n'avez pas l'impression de prendre toute la place ?"
Tatie : "vous n'avez qu'à aller ailleurs"
Annie éclate de rire (nerveux le rire) et décide d'en rester là, elle ne pourra rien obtenir de Tatie, qui déjà est replongée dans son journal, elle ne peut bien entendu pas aller ailleurs non plus (le train est bondé rappelons le), alors elle regarde la dame assise qui lui jette un regard de compassion et le silence revient dans le RER (enfin tout est relatif, entre le bruits des rails, les sonneries de téléphone, les gens qui s'arrachent les poumons ou qui reniflent à longueur de temps...).
Dans ces cas là je suis contente de n'avoir pas été à la place d'Annie. Et je me demande comment on peut devenir aussi aigrie !
Discutons...